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Qu’est-ce que la vente en viager ?

La vente en viager est une pratique qui consiste pour le vendeur, également nommé crédirentier, à vendre son bien immobilier à un tiers sans lui céder immédiatement. Le tiers devra régler chaque mois une somme définie entre les deux parties jusqu’au décès du vendeur.

Ce tiers, appelé débirentier, dispose alors de deux solutions :

  1. Dans un premier cas, il peut régler ce que l’on nomme le bouquet, c’est-à-dire un premier versement comptant selon ses possibilités financières et l’accord passé avec le crédirentier. Ce premier versement agit comme un acompte qui peut permettre au vendeur de disposer d’argent immédiatement. Ce n’est pas obligatoire mais très couramment pratiqué. Ce bouquet est calculé selon l’âge du vendeur, sa situation matrimoniale et la valeur du bien. Dans ce cas, la rente viagère sera calculée en fonction du prix qui a été fixé de la maison auquel on soustrait le bouquet.
  2. La seconde solution, plus rare, consiste à ne pas donner de bouquet et à régler chaque mois une rente dire viagère plus importante.

A noter que la vente en viager est considérée comme une vente immobilière classique, elle doit donc faire l’objet d’un acte notarié.

Pourquoi opter pour le viager ?

La vente en viager peut être envisagé comme une solution qui laisse plus de liberté dans certains cas, alors pourquoi la choisir ?

  • Pour disposer d’un apport financier puis d’une rente régulière qui permet de faire un complément de retraite. C’est une pratique privilégiée par les rentiers aux faibles revenus.
  • Le bouquet n’est pas soumis à l’impôt, une bonne nouvelle pour le crédirentier. En revanche, les rentes viagères sont imposables. A noter que le vendeur qui habite toujours dans son logement doit prendre en charge la taxe d’habitation, la taxe foncière, l’assurance habitation, les réparations diverses, etc.
  • Le viager peut avoir comme objectif de réaliser un placement financier qui peut être très intéressant au regard des taux de placement actuels.

C’est néanmoins une opération à quitte ou double et il existe donc toujours un risque, car, tout comme dans le film, tant que le crédirentier est en vie, le débirentier est tenu de régler chaque mois la rente viagère. Par exemple, si le crédirentier meurt au bout de 5 ans, c’est une très bonne opération pour l’acheteur. Mais s’il meurt au bout de 30 ans, nul besoin de préciser que le débirentier aura réalisé une mauvaise opération, surtout s’il a offert un bouquet assez conséquent. Le débirentier ne doit pas avoir connaissance d’une éventuelle maladie du crédirentier, la mort doit demeurer imprévisible. D’ailleurs, si le crédirentier dernier meurt dans les 20 jours qui suivent la signature, le viager est déclaré nul.

Le conseil d'Hervé !
Si vous envisagez la vente en viager, que ce soit en tant que débirentier ou crédirentier, il est fortement conseillé de consulter votre banque et assureurs, pour vous prémunir en cas de recours et savoir à quoi vous engage une offre d’achat pour un bien immobilier 
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